L’histoire

L’HISTOIRE

INTRODUCTION

 

         Le mot « histoire » a deux sens distincts. Il désigne à la fois l’évolution de l’humanité et la connaissance que nous essayons d’en avoir, c’est-à-dire ce qui s’est produit et le discours ou le récit concernant ce qui s’est produit.

 

« Le même mot en français et en anglais en allemand s’applique à la réalité historique et à la  connaissance que nous en prenons. Histoire, history, geschichte, désignent à la fois le devenir de l’humanité et la science que les hommes s’efforcent d’élaborer de leur devenir. »

RAYMOND ARON, Dimensions de la conscience historique (1964), p. 5.

Etymologiquement, le mot grec « historia » signifie « enquête », et c’est en ce sens qu’Aristote écrit une Histoire des animaux ou qu’on parle encore aujourd’hui d’ « histoire naturelle ». Ces expressions sont toutefois ambivalentes car elles ne font pas état de la différence entre le devenir humain et celui des phénomènes naturels : le premier est l’œuvre même des hommes et la conscience qu’ils prennent de leur passé comme de leur avenir est constitutive de leur existence. Si tous les animaux en effet vivent dans le temps, l’homme est le seul à vivre au temps.

En ce sens il n’y a d’histoire que de l’homme.

Cette notion est d’autant plus importante que l’individu contemporain, soumis à un flux permanent d’informations (presse écrite, télévisées, internet…) qui l’informent en temps réel des évènements qui se produisent dans le monde voit sa conscience de l’histoire en train de s’élargir à l’échelle planétaire. Cette information diffusée par les agences de presse type Reuters ou AFP met en avant les évènements internationaux les plus marquants, ceux qui ont la capacité de s’étendre désormais à la totalité du monde : guerres, attentats, accident nucléaire, tsunami…

Mais la conscience historique, la conscience d’être dans l’histoire, ainsi dilatée, n’est plus tant aujourd’hui une faculté de se situer dans une histoire qu’une perception confuse et troublée du monde :confuse parce que l’émiettement des évènements ne semble renvoyer à aucune logique, à aucun ordre, et troublée parce que l’identité individuelle est atteinte par le désordre au moins apparent du monde, par l’impossibilité de faire la synthèse de la diversité des faits dont l’information souligne les aspects sensationnels et amplifie la charge émotive. En dépit des nombreuses commémorations et des appels à la mémoire, nous sommes aujourd’hui « happée » par l’instantané et par contre coup notre conscience du passé s’estompe et notre identité individuelle et collective en même temps.

Malgré cette amnésie qui nous guette à cause de ce flot continue d’informations, il existe aussi une indéniable curiosité pour l’histoire. Celle-ci relève d’un besoin d’imaginaire qui se nourrit de mythes et de légendes mais aussi de notre besoin de faire revivre le passé en nous. Notre identité ne peut se construire qu’à travers de cette prise de conscience de notre histoire (voir cours sur l’identité).

A travers la connaissance du passé, l’humanité prend en effet conscience d’elle-même, et cette conscience apparaît comme un élément constitutif de notre destin.

 

Deux séries de problématiques traversent cette notion et reposent sur les deux sens de la notion :

1/ Peut-on avoir une connaissance objective de notre passé ? Peut-on parler d’une science historique ? (premier sens du mot « histoire »)

2/ l’histoire comme devenir a-t-elle un sens ? Y-a-t-il une fin de l’histoire ? Y-a-t-il un progrès dans le devenir historique ? (deuxième sens du mot « histoire »)

 

 

 

 

 

Première partie : L’histoire comme connaissance ou reconstruction du passé ?

 

A/ Pourquoi écrire l’histoire : conserver ou expliquer le passé ?

 

Hérodote d’Halicarnasse (Vème siècle av. J.C.) est le plus ancien historien grec dont l’œuvre a été conservé. Au début de ces Histoires, il déclare que son intention première est la conservation des hauts faits et gestes des hommes. L’Enquête, engrec historia, qu’il entreprend à propos des guerres médiques a pour but « d’empêcher que les actions accomplies par les hommes ne s’effacent avec le temps… » Et d’établir « pourquoi les Grecs et les Perses se combattirent ». L’histoire se présente donc dès l’origine avec un double souci : la conservation du passé et la recherche des causes des évènements qui ont marqué ce passé.

Mais conserver entièrement le passé est impossible et la mémoire historique repose sur des choix plus ou moins arbitraires de l’historien ? Thucydide, le deuxième grand historien grec, motive ses choix par la recherche de la « belle forme » et le souci « d’être utile à ceux qui voudront voir clair dans les évènements du passé, comme dans ceux semblables ou similaires que la nature humaine nous réserve à l’avenir. Cela implique notamment un travail de reconstruction méthodique et d’interprétation (notion du programme !) du passé ne serait-ce que pour sélectionner les sources et critiquer les informations. En fixant cet objectif à l’histoire, Thucydide a ainsi contribué plus nettement qu’Hérodote à séparer le plan de l’histoire de celui du merveilleux et du mythe.

 

B/ Les faits historiques sont-ils donnés ou construits ?

 

Le paradoxe de toute connaissance historique est qu’elle porte sur un objet qui n’est plus : le passé. Pourtant elle doit d’une certaine façon le rendre à nouveau présent : c’est la fonction du récit des évènements politiques et de la description des mœurs.  Les historiens ont ainsi pris progressivement conscience du fait que en ré-écrivant l’histoire, ils construisaient en partie leur objet, ne serait-ce qu’en réorganisant dans la forme du récit les vestiges du passé. Dès lors, dans tout « fait historique » entre nécessairement une part de fabrication et de reconstruction, une part de subjectivité et d’interprétation. Le « fait historique » n’est donc pas une réalité donnée qui serait en elle-même intelligible. Pour devenir un « fait » il doit être organisé, éclairé par la pensée et le travail patient de l’historien.

 

C/ L’historien peut-il être objectif ?

 

Il semble difficile d’accorder à l’histoire le statut de science objective au même titre qu’à la physique ou la biologie. L’historien a affaire à des évènements qui ne se produisent qu’une fois et qui sont irréductiblement singuliers à la différence du chimiste qui peut reproduire une expérience en laboratoire. Faut-il en conclure que l’historien est condamné à n’avoir sur le passé que des points de vue subjectifs ?

A partir du 18ème siècle se formule l’idéal d’une connaissance exacte du passé : dire les choses comme elles se sont passées réellement. Développé au 19ème siècle ce projet a conduit au positivisme historique qui se méfie de toute interprétation et ne cherche qu’à établir un récit le plus fidèle possible des évènements : une date, un lieu, un fait.

Se distinguant nettement de la légende, du mythe, ou de la fable, l’histoire vise alors à être un discours objectif et scientifique qui s’appuie sur le recueil méthodique et critique des sources et utilise des sciences annexes permettant d’authentifier et de croiser les documents.

En fait on peut, à l’intérieur de limites précisément définies, parler d’une certaine objectivité propre à l’histoire. Elle repose sur la possibilité de faire entrer des cas singuliers sous des notions générales et elle est  analogue à l’objectivité des concepts et des lois dont font usage le sociologue ou l’économiste. On pourra cependant exiger de l’historien qu’il cultive parallèlement un certain type de subjectivité  correspondant à la nature de l’objectivité historique : cela suppose au moins des qualités d’indépendance, de rigueur et d’honnêteté.

L’historien professionnel dans la mesure où il a rompu avec les contraintes de l’histoire-récit, ne peut pas considérer le passé comme un magasin d’évènements déjà constitués. Le passé historique se présente plutôt comme un domaine à l’intérieur duquel l’historien doit élaborer méthodiquement des problèmes. L’historiographie du XXème siècle notamment sous l’impulsion de l’école des Annales, a mis en cause l’histoire-récit. L’historien professionnel doit ainsi apprendre à croiser différentes méthodes et donc s’initier à différentes disciplines connexes (archéologie, ethnologie, sociologie, démographie…). Pour autant, dans la mesure même où la connaissance historique tend à objectiver ce qu’elle étudie, on pourrait douter qu’elle puisse en avoir une compréhension vraiment vivante.

Si les Annales mettent en cause le positivisme historique, elles ne mettent pas en cause son projet de faire science. Mais ce projet même est-il possible ? L’histoire est-elle une science comme la physique ou la chimie ?

Non car il n’y a pas de reproduction possible des faits, donc pas de possibilité de lois, c’est-à-dire de rapports constants entre les phénomènes permettant de faire des prédictions : il existe une subjectivité irréductible de l’historien. Il suffit de lire une histoire royaliste et une histoire marxiste de la Révolution Française pour le constater. L’histoire apparaît alors comme la justification idéologique du présent et elle est différente selon les idéologies.

On ne peut cependant pas réduire l’histoire à un tel relativisme qui la rangerait parmi les simples opinions. Il faut comme nous y invite le philosophe français contemporain Paul Ricœur  distinguer un « moi de recherche » et un moi des passions individuelles : la subjectivité dont l’historien fait nécessairement preuve est celle des conditions de sa recherche (les outils qu’il utilise, les problématiques abordées…). Ce n’est pas celle de ces préjugés.Elle n’empêche pas l’histoire d’être une science, mais une science différente des sciences de la nature.  C’est une science herméneutique, autrement dit une science de l’interprétation du sens des conduites humaines.

 

D/ L’histoire : tirer une leçon des erreurs passées

L’histoire veut connaître quelque chose qui n’existe plus et sur quoi l’homme n’a plus aucune prise. On peut s’intéresser à l’avenir, qui dépend en partie de nous, mais pourquoi s’intéresser au passé ?

Une première réponse est que le passé nous donne enseigne des choses, nous livre des expériences, nous donne des leçons qui nous permettent de ne plus reproduire les mêmes erreurs.

Des leçons morales : c’est dans le spectacle des hommes illustres qu’on peut trouver des exemples de vertu, de courage, d’abnégation.

Des leçons de politique : pour Machiavel, le Prince doit connaitre les actions des grand chefs d’Etat du passé pour savoir comment conserver le pouvoir ou y accéder.

 

Cela fait de l’histoire une sorte de miroir de l’humanité. Double miroir : réel les hommes peuvent y comprendre ce qu’ils sont réellement (envieux, avides, faibles, ignares, ambitieux…) mais ils peuvent aussi reconnaître dans de grands exemples du passé ce que l’humanité a produit de meilleur et construire une idée de l’humanité qui soit comme un modèle à atteindre.

 

 

 

 

E/ Y-a-t-il un devoir de mémoire ?

L’oubli du passé équivaudrait à l’oubli de soi-même (thème que nous avons abordé en début d’année : Œdipe, la psychanalyse…). Ce ne serait pas comme le voulait Nietzsche une vertu, une force (il faudrait savoir oublier, force de tous les créateurs) mais au contraire une faute.

Le devoir de mémoire serait dès lors un projet essentiel : se souvenir des épisodes les plus désastreux : Shoah, génocides…  où l’homme a fait à l’homme un mal exemplaire. L’oubli serait donc impossible. Il faudrait commémorer ces moments ou ces évènements. C’est pourquoi le révisionnisme, c’est-à-dire la négation de ce qui s’est passé, est moralement condamnable.

Alors que la responsabilité à l’égard de l’avenir vient de ce qu’il n’est pas encore arrivé et dépend encore de nous, la responsabilité vis-à-vis du passé tient au contraire à ce qu’il est révolu : on ne peut plus le changer. Saut peut être les régimes totalitaires comme l’URSS qui ont souvent tenté de réécrire leur histoire au gré des évènements et afin de justifier leurs actions.

L’idée d’un devoir de mémoire n’est pourtant pas sans poser elle-même des problèmes. D’abord parce que le souvenir est un fait et non un devoir. S’il est condamnable de nier la réalité du génocide commis par Hitler c’est précisément parce qu’il fait encore partie de notre mémoire. Mais cela aura-t-il encore un sens de parler à ce sujet de devoir de mémoire dans 500 ans ?;

En ce sens histoire et mémoire doivent être distinguées. L’histoire comme tentative de connaître le passé vient justement de l’impossibilité de s’en souvenir et voue cette connaissance à être une reconstruction du passé. Ainsi le devoir de mémoire risque-t-il de conduire la société qui l’exige à une attitude purement commémorative. L’histoire est autre chose que la mémoire, dans la mesure où elle est tentative froide de comprendre le passé et non ce rapport vivant, affectif qu’est la mémoire.

 

 

 

 

 

 

DEUXIEME PARTIE : LE SENS DE L’HISTOIRE

 

A/ A quelle condition peut-on dire que l’histoire a un sens ?

 

Pour que l’histoire ait un sens, c’est-à-dire une signification et/ou une direction, il faut qu’un certain nombre de conditions soient remplies. Cela suppose au moins la formation d’une conscience historique, capable de se situer dans le devenir historique pour en interpréter le sens général : l’histoire doit être conçue comme une totalité ayant un sens en d’autres termes ; il faut avoir une approche téléologique (qui signifie : relatif à une fin).

On pourrait au contraire considérer que l’histoire n’a aucun sens, qu’elle qu’une suite chaotique d’évènements se succédant sans raison. Qui n’a pas éprouvé le sentiment que les affaires humaines n’étaient qu’un tissu d’incohérences, que la suite de nos actions n’était qu’’absurdité ? Il est tentant d’appliquer à l’histoire ce que Shakespeare fait dire à Macbeth à propos de la vie des hommes : « C’est un récit conté par un idiot, rempli de bruit et de fureur qui ne signifie rien. » (Macbeth, acte 5, scène 5).

Tout le problème est donc de savoir si l’histoire obéit à une logique interne ou à un plan ; si elle se dirige vers un but fixé par Dieu ou la Raison. Ou au contraire n’est-elle, répétons-le qu’un tissu d’incohérences ?

 

B/ Faut-il chercher le sens de l’histoire en dehors de l’histoire ?

 

Celui qui cherche à donner un sens ou une direction à l’histoire en la reliant à un but peut trouver en dehors même du récit historique des éléments pour donner forme à sa réflexion. Ainsi, un mythe ou une doctrine religieuse peuvent servir de clé pour donner sens au chaos et éventuellement aider à supporter l’horreur ou l’injustice de certains évènements historiques.

C’est à ce type de démarche qu’on peut rattacher de nombreux penseurs ou théologiens s’inscrivant dans la perspective du christianisme. Ils se sont efforcés de montrer que tous les évènements de l’histoire profane n’ont de sens et de valeur que réinterprétés à la lumière de la seule histoire sainte ou sacrée. Ainsi la prise et le pillage de Rome capitale d’un Empire qui se croyait éternel, en 410 ap. J.C., a très vivement frappé les contemporains. Mais sous la plume de Saint Augustin (théologien chrétien) ce fait historique illustre le châtiment de l’orgueil humain et n’est plus qu’un des moments secondaires d’un récit plus essentiel dont l’intrigue est articulée autour des seuls véritables évènements que sont la Création du monde par Dieu,  la faute du premier homme (le pécher originel) qui précipite d’ailleurs les hommes dans l’histoire, la venue du Messie pour racheter la faute initiale et la Parousie, c’est-à-dire le retour du Christ à la fin des temps annonçant le Jugement dernier.

Dans cette perspective, l’idée de Providence divine devient centrale : c’est en dernière instance Dieu qui est le véritable auteur de l’histoire. L’histoire humaine ne prend son sens que dans sa relation à la volonté divine quand bien même certains évènements historiques demeureraient incompréhensibles pour les hommes.

Cependant, cette conception religieuse de l’histoire pose un sérieux problème : comment expliquer certains évènements comme les génocides ? Quel sens peut avoir le massacre de 6 millions de juifs ? Comment expliquer les 50 millions de morts de la Seconde guerre mondiale ? Pourquoi Dieu a–t-il autorisé de telles atrocités ?

 

C/ Peut-on concevoir l’histoire comme un progrès de la raison ?

 

On peut opposer à cette conception providentialiste et religieuse de l’histoire une autre façon d’envisager le sens de l’histoire. Cette dernière obéirait non à une cause extérieure comme Dieu mais à une dynamique interne, inhérente au devenir historique lui-même. On peut envisager l’idée d’un progrès immanent de la raison dans l’histoire : le devenir de l’humanité trouverait sa signification ultime dans la diffusion progressive, continue et indéfinie de lumières de la raison. Cette idée prend sa source dans l’expérience du progrès du savoir et de l’avancée de la science. De même qu’un individu progresse dans ses connaissances à mesure qu’il grandit, de même l’humanité progresse à mesure que les générations se succèdent.

C’est sans doute une des caractéristiques de la philosophie des Lumières que d’avoir donné à l’idée des progrès de l’esprit humain un sens général dépassant le simple constat du perfectionnement continu et indéfini des arts et des techniques. Cette histoire Kant la présente comme scandée par un certain nombre d’étapes qui conduisent l’humanité de la nature à la culture, puis à la civilisation.

 

D/ L’histoire résulte-t-elle d’un plan caché de la nature ?

 

Cependant, l’affirmation optimiste d’un progrès indéfini et continu de l’humanité vers la civilisation n’est-elle pas en contradiction avec la permanence des conflits et des guerres ?

Conscient de cette contradiction Kant suggère d’y voir une conséquence de ce qu’il appelle « l’insociable sociabilité  de l’homme ». Le désordre et l’immoralité  apparents de l’histoire humaine ne doivent pas empêcher le philosophe d’y voir ou d’y supposer un sens :

« On peut considérer en gros l’histoire de l’espèce humaine comme la réalisation d’un plan caché de la nature pour établir une constitution politique parfaite… »

L’historien aidé du philosophe doit donc se donner pour tâche de déceler les indices ou les « germes » de ce plan de la nature. Cela revient à faire de la nature, quelque peu idéalisée, l’auteur d’une sorte de plan dont l’histoire de l’humanité serait la réalisation. Si l’histoire universelle de l’humanité est d’abord la manifestation de la raison et si celle-ci intervient au travers même des passions des individus et des peuples historiques, puis dans le jeu conflictuel des Etats, pourquoi ne pas aller jusqu’à dire que l’irrationalité apparente de leur attitude constitue en fait le ferment de cette rationalité fondamentale dont ils sont les instruments ? Le progrès serait donc l’effet d’une « ruse de la raison » selon le mot de Hegel et comme pour Kant d’un plan caché et hypothétique de la nature.

 

 

CONCLUSION : QUI FAIT L’HISTOIRE ?

 

Mais n’est-ce pas là renverser l’ordre des choses et considérer, comme nous venons de la voir, l’histoire à partir des idées que la raison s’en forme donc d’une représentation idéale et non de la réalité des faits ?

Tel est le reproche que Marx et Engels font aux philosophies de l’histoire. Ils proposent de renverser la perspective et de comprendre l’histoire non plus à partir d’une idée que l’on se ferait de la raison, mais à partir du développement effectif des forces productives et des rapports sociaux qui en résultent, au point qu’ils affirment ne connaître « qu’une seule science, la science de l’histoire ».

Dans cette perspective, celle du « matérialisme historique », tout évènement historique doit être analysé et compris à partir de l’infrastructure économique et sociale qui l’a rendu possible et « tout le mouvement de l’histoire est le procès de l’auto création de l’homme ». Si elle ne fournit ni leçons ni recettes, l’histoire doit permettre aux hommes et aux classes sociales qui font l’histoire de mieux comprendre le sens de leur action, la manière dont celle-ci s’inscrit dans un cadre déterminé, le sens de l’héritage des générations antérieures et celui des luttes entre les classes sociales, véritable moteur de l’histoire.

 

Pour compléter ce cours vous pouvez aller lire :

http://www.philocours.com/cours/cours-histoire.html

 

Voici des sujets de dissertation :

L’historien peut-il être impartial ?

L’histoire peut-elle se définir comme une science du passé humain ?

Peut-on tirer des leçons de l’histoire ?