Hommage aux participants du voyage en Grèce

HOMMAGE AUX PARTICIPANTS DU VOYAGE EN GRECE

par Gil Braos

 

Je voudrais rendre un hommage au groupe. Je n’ai pas le talent de Victor Hugo ni de Charles Perrault, et je n’ai pas fait l’ENA, mais avec l’aide de Dieu, je devrais y arriver. Tout d’abord, parlons de bouffe. Ce qu’on a mangé, c’était pas terrible. C’était pas naturel, c’était pas bio non plus. A part quelques légumes, du chou, du chou, du chou et… quelques tomates. On était en Grèce, on n’a même pas mangé du poisson, même pas une sardine. Quant aux desserts, ben, y’en avait pas souvent. Un bon gateau, ça aurait fait du bien. Une charlotte aux fraises par exemple. Les boissons, c’était pas mieux : du thé y‘en avait pas. Le jus de fruit n’était pas terrible, sauf le jus d’orange frais, mais il coûtait un bras aussi. Des frites, des frites, et encore des frites. Bref, de quoi devenir comme le sergent Garcia. Enfin, ça m’a tout de même changé de Marie Blachère. Quand je voyage, je perds naturellement mes habitudes.

Bon, après, on a fait des choses sympas. Il y avait des animaux partout. Un petit chien que j’ai failli garder. A Delphes in the museum, enfin plutôt devant le musée, il y avait un chaton. Il est certain qu’on n’a pas eu le temps de jouer à la marelle, ni aux billes au réveil. Il fallait toujours se lever tôt. On a visité des sites remarquables, des sortes de petits castels antiques. On est passé par la nature en fleur, on a vu des roses, des tulipes, et cette variété particulière de tulipe qu’est l’agathe, bref des paysages dignes d’un livre de Marcel Pagnol : Manon des sources par exemple.

Je suis allé me promener un matin tôt, à l’aurore, à la lumière de la lune – di luna. Je me suis acheté un petit tableau représentant l’acropole. C’tablo, digne d’un Monet ou d’un Matisse était encore frais ; je l’ai mis au sec après avoir donné quelques billets au peintre.

On n’a pas eu trop de blessés ni de malades, pas besoin d’aller à l’hopitaux – euh, à l’hôpital. Vous conviendrez qu’on a eu un super conducteur et une guide qui connaissait bien son sujet. On peut dire que ce n’était pas une bonne à rien.

Alors, pour ceux qui n’ont pas compris que j’étais sérieux, l’année prochaine, on vous emmène bien (les premières L) en Italie. Pas en Australie, y’a des gens pas nets qui rôdent à Melbourne. On n’ira pas en Angleterre non plus, n’en déplaise à monsieur Clot et madame Grangié. On n’ira pas jusqu’à la Manche. Et on n’ira pas en Italie du Sud, ni à Rome à Noël, ni jouer du banjo à Naples, seulement en Toscane.

Voilà, ça fait toujours du bien de vider son sac. C’était pas l’évangile selon saint Jean ni saint Luc, on n’a pas vu le Christ officier et je crois qu’avec mes jeux de mots pourris, je suis en train de me mettre tout le car à dos. L’inutilité de ce discours m’apparaît clairement. C’est inutile, c’est très inutile, c’est juste inutile. Alors je vais vous laisser y aller. A l’arrivée, vous n’oublierez pas vos affaires. Rentrez bien !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*